dimanche 14 juin 2009

économie: Tout pour les Banques

Les bonnes résolution de nos Hommes et femmes politique, basé sur le "mensonge", pour les banques et envers les peuples on fait leurs effets: Annonces médiatiques mondial, afin de rassuré la population et d'éviter un soulèvement général contre le système politico-bancaire actuel, seule organisation permettant de réguler un marché basé sur le capitalisme à outrance.
Aujourd'hui, les banques dominent les hommes politiques, puisque les milliards alloué par ces dirigeants ne seront ni totalement remboursé, ni garant d'un marché économiquement stable, l'impact du "néo-libéralisme" et ses dommages collatéraux se ressentent déja aujourd'hui, demain il seras peut être trop tard...

Les Banques dominent, la planète aux enchères !

Comment dix banques américaines, JP Morgan, American Express, Goldman Sachs? peuvent-elles rembourser 68 milliards de dollars d'aides publiques au Trésor américain ? Où trouvent-elles cet argent ? La crise bancaire serait-elle - déjà - finie ? Le FMI (Fonds monétaire international) avait évoqué, en avril, des pertes de 2700 milliards de dollars pour l'ensemble des banques du monde et d'un besoin de recapitalisation de 375 à 500 milliards pour les seules institutions américaines. Le Trésor américain se contente de 75 milliards, pourquoi ?
C'est le prix Nobel d'économie Paul Krugman, éditorialiste du New York Times, qui a le mieux résumé la réponse à ce paradoxe de la crise. Les gouvernements américains comme européens, explique-t-il, avaient fait du sauvetage du système financier " un préalable" à la sortie de crise. Si les banques ne sont pas assainies, toute reprise avortera faute de liquidités pour la consommation et l'investissement. La finance transporte l'argent comme le système sanguin du corps humain transporte l'oxygène.
Leçon a été tirée de la Grande crise de 1929 et pour convaincre les derniers réticents, la faillite de Lehmann Brothers en septembre 2008 est venue démontrer les dégâts "systémiques" que représente la disparition d'une grande banque. Les plans de relance de l'économie doivent s'accompagner de plans de sauvetage bancaire. Les premiers ne marcheront jamais sans les seconds.
Le "tout pour les banques" se déclinait sur deux axes, liquidité et solvabilité. D'abord accorder toutes les liquidités dont les banques ont besoin au jour le jour. C'est l'objet de la politique des banques centrales qui ont abaissé leurs taux proches de zéro et qui prêtent aux établissements avec des facilités les plus grandes, acceptant de prendre en garantie des titres de qualités très moyennes, adossés à de l'immobilier par exemple.
Ensuite, deuxième axe, les Etats ont accordé aux banques des capitaux pour résoudre leur autre défaillance, leur moindre capacité de prêter par défaut de fonds propres. Les aides publiques permettent de redresser leur " solvabilité ".
En échange de ce "tout pour les banques", les gouvernements étaient en droit d'attendre d'elles de la transparence et de la diligence à assainir les bilans. Mais ils n'ont pas osé être exigeants, ni en Amérique, ni en Europe. L'Angleterre a été plus sévère en nationalisant ou en demandant une recapitalisation, puis les Etats-Unis ont finalement soumis, au mois de mai (au bout de 20 mois de crise !) les établissements à des "stress test" pour évaluer leur solidité. Mais sur le fond la stratégie des autorités a été inversée, le "préalable" a été abandonné. Les banques ne seront pas assainies "avant" la reprise, mais après. C'est la reprise qui va assainir les banques. Elle va le faire peu à peu: les actifs toxiques qui avaient perdu toute valeur vont en retrouver un peu avec l'amélioration des marchés (à commencer par l'immobilier) donc entraîner des pertes moins fortes et, deuxième source de revenus pour les banques, la politique de bas taux des banques centrales leur donne accès à un capital quasi-gratuit qu'elles reprêtent bien plus cher aux entreprises et aux particuliers. Ajoutons que certaines banques font de gros bénéfices en reconfigurant et replaçant ces mêmes actifs toxiques sur les marchés.
Cette politique a un coût: la reprise est freinée. Certaines banques restent malades et ne prêtent pas. Celles qui vont mieux s'approprient pour elles mêmes les capitaux trouvés avant de financer l'économie. En outre, un accident n'est pas à exclure et une forte suspicion demeure sur le retour à meilleure fortune de certaines banques. Bref, le "tout pour les banques" signifie que la reprise sera lente et que nous ne sommes pas à l'abri d'un nouveau plongeon. Certaines banques vont mieux, elles remboursent et se débarrassent de la tutelle (pourtant bien légère) des Etats, elles vont pouvoir redonner des bonus à leurs traders et à leurs dirigeants. Tant mieux pour elles.
L'étape suivante du "tout pour les banques" est déjà connue : tuer dans l'œuf les tentatives de régulations serrées.

L'argument est tout prêt: puisque la reprise est là, puisque les banques vont mieux, pourquoi s'enquiquiner ? La crise est finie, elle aura été forte mais courte. On veut nous faire croire que finalement tout va bien.......
Ne plongeons pas dans l'absurde, nous ne sommes pas naïfs, un raison de plus pour une vraie "révolution"

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